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Le
XVIIe siècle
Le 4 septembre 1621, assaut de Villebourbon commandé
par Mayenne. Les assaillants laissent 300 morts. Au moment
du combat, un double arc en ciel dans le ciel est interprété
comme un signe de Dieu. Le quartier est défendu même
par les femmes (Guillemette de Gasc). Mayenne tué
par une balle, ce qui ramolli l’assaut.
Le 27 juin 1629, ordre est donné de démanteler
les remparts. Villebourbon tente de résister contre
cette décision mais Richelieu se fâche et le
quartier doit se soumettre. La démolition des remparts
commence le 23 août 1629. Disparition définitive
en 1652.
En 1632, retour de moines après 70 ans d’exil
dans ce qui restait de leur ancien couvent. En 1665, ils
reconstruisent et consacrent leur nouvelle église.
Il semble qu’ils fassent bon ménage avec la
population protestante du quartier. Le prieur autorise la
population à venir se promener dans son jardin potager.
Au moment de la Fronde, on reconstruit les remparts. 6 bastions
au devant des anciennes fortifications de Villebourbon qui
reste ville ouverte.
En 1685, lors de la révocation de l’Edit de
Nantes. De nombreux protestants de Villebourbon fuient.
Le
XVIIIe siècle
C’est une époque de prospérité.
Villebourbon est travailleur, commerçant, industriel,
actif. Ce faubourg riche et lettré connaît
de nombreuses réunions dites marais où chacun
amène sa chaise basse. Plusieurs marais bourgeois
dans le quartier sont assez célèbres.
marais de Marietette :dans la maison de Mariette Montauriol.
marais plus modeste dans la grande rue Villebourbon
marais populaire, place Lalaque.
Les protestants écartés de la fonction administrative
ou des professions libérales se tournent vers les
affaires. Esprit d’initiative - exportations vers
le Canada, les Isles via La Rochelle et Bordeaux, vers l’Orient
via Marseille. Le métier du fer perd sa raison d’être.
Développement du traitement de la laine, de la soie.
Installation des Cadis à Villebourbon.
Les négociants construisent de belles demeures le
long de la rivière (fabricants de draps ou teinturiers).
L’étage bas (cave - cellier) ouvert sur le
Tarn sert au tissage, peignage, foulerie ou teinturerie.
L’étage noble est le logement des négociants
et possède de vastes appartements. Le commerce est
en liaison avec l’industrie. Les travailleurs logent
dans le faubourg
A l’époque du règne de Louis XIV, construction
de l’arc de triomphe sur le pont en son honneur. A
partir de 1760, à la demande de Monseigneur de Verthamon,
la ville fait construire des casernes sur les terrains vagues
(Caserne Andreossy)
A la Révolution, Villebourbon devient Rive Civique.
Le
XIXe siècle
Au XIXe siècle, Villebourbon est composé de
vastes enchevêtrements de baraques au milieu de petits
jardins potagers, les familles sont mi-paysannes, mi-ouvrières.
Quartier surpeuplé, sans hygiène véritable.
Le déclin des manufactures enrayé par l’arrivée
du chemin de fer (1857). Entre la gare et le Tarn, les maisons
se construisent.
Percement des avenues Chamier et Mayenne. La place Lalaque
cesse d’être un lieu de promenade. Il y a dans
le quartier comme dans tout Montauban d’importants
travaux d’urbanisme. On démoli l’arc
de triomphe à l’entrée du pont (1869).
On installe des fontaines publiques, la halle aux grains,
les abattoirs de Gasseras, les Lycées. On remarque
une certaine émulation entres les deux religions
pour l’éducation des jeunes, les catholiques
ouvrent écoles à Villebourbon. En 1830 on
projette travaux de construction du canal latéral
qui ouvre en 1856.
Le XXe siècle
Au lendemain de l’inondation de 1930 qui endommage
gravement le quartier, Sapiac et Villebourbon font l’objet
d’un réaménagement dressé par
le géomètre urbaniste Danger.
La voirie a été modifiée avec élargissement
des rues et réalignement des habitations surtout
création d’équipements publics intégrés
aux nouveaux quartiers.
La reconstruction est rapide avec des matériaux nouveaux
et de nouvelles données : fonctionnalité,
rationalité. En ville éloignement progressif
des ateliers artisanaux, les usines sont repoussées
en périphérie. Le souci de propreté
se concrétise par la mise en place du système
du tout à l’égout ; les maisons
sont construites avec salles de bains W-C, faïence
blanche et mosaïque)
Le désir d’éviter les nuances, la pollution
dans les quartiers d’habitation conduit à réserver
une rue entière aux garages et aux ateliers (route
de Toulouse)
La préoccupation pour la voirie se retrouve dans
les lotissements. Les pavillons sont isolés les uns
des autres et disposés au milieu des parcelles délimitées
par un réseau de voies larges. Les quartiers d’habitation
voient fleurir les écoles, les postes, les bains
douches. Nombreuses sont les constructions qui font référence
aux grosses maisons coloniales d’Algérie ou
du Maroc avec portiques, galeries, balcons, architecture
du soleil.
L’exotisme et le goût des voyages est repris
dans le style paquebot (Club Nautique) style caractéristique
de l’expo des arts décoratifs de 1925.
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